Les tendons nettoyés et séchés, prêts pour la fabrication.
Le traitement des tendons s'avère plus facile que celui des végétaux, grâce à la nature de la fibre plus souple et plus élastique.
Ici (Arkéo fabrik), la matière première est extraire du dos d'un cerf, et présente une longueur appréciable.
D'après la vidéo d'Olivier Charnay réalisées avec Arkeo Fabrik, les étapes principales sont les suivantes :
- nettoyage des autres éléments organiques après la mort de l'animal,
- séchage à l'ombre (étape assez longue), mais une fois les tendons secs et souples, leur conservation se montrerait aisée,
Photographies extraites de youtube.com/@Olivier.Charnay/videos
- martèlement d'une face puis l'autre contre un support lisse et courbe comme un galet,
- défibrage manuel,
- travail de cordage à 2 brins, en mouillant les doigts régulièrement : le geste est double pour bloquer la rotation, avec une torsion première et une contre-torsion de blocage,
- ajout de faisceaux de tendons au fur et à mesure en intégrant dans le geste les fibres de continuation, en soignant l'épaisseur,
- coupe des queues de rendons restées hors de la corde elle-même : la netteté est souvent nécessaire pour l'usage prévu et les déchets peuvent encore trouver une utilisation.
Mouillé, le tendon devient souple et plus élastique : stabilité délicate qui compromet l'usage voulu en cas de pluie. On peut cirer le cordage réalisé, ou le protéger par des colles d'os, de collagène, de sabot qui resteront sensibles à l'humidité.
Le filage permet d'utiliser davantage de fibres, mais la torsade oblige plusieurs ouvriers...