Saint-Juvat, 1676, maison de prêtre.
Le clergé comprenait autrefois un grand nombre d'ecclésiastiques, des cadets de famille nobles ou de paysans aisés à qui on ne confiait pas forcément d'office. Ces nobles, écartés du domaine familial, avaient parfois de quoi se construire un logement digne, mais rarement sur une terre noble. Ce type de demeure, toujours assez soignée, porte ainsi le nom de "maison de prêtre". On y trouve :
- des dispositions empruntées au manoir, comme la présence de cheminées superposées, et non pas adossées, ou de latrines situées à l'étage, au niveau de la chambre,
- une laverie séparée de la salle, un embryon de cuisine sans cheminée, qui permet de conserver un peu de dignité nobiliaire,
- des corniches sculptées, des entourages de baies décorées, des grilles de fer forgé..."
In Architecture de terre en Ille-et-Vilaine, Philippe Bardel, Jean-Luc Maillard, Apogée - Ecomusée du pays de Rennes, 2002, p. 87.