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SAUVAGE ?

SAUVAGE ? BREIZH REVE

  Suffisamment de chaleur, de l'eau, de la lumière : les silhouettes sont méconnaissables au sud du Village, superlatives ou  dépérissantes en ce début septembre.

 

   Phénomène pionnier ou mode déjà très installée, l'ensauvagement paysager - et davantage !? - vogue dans l'air du temps.

   L'architecte et l'urbaniste, parangons de la civilisation (contre la nature ou lui ménageant une place très contrôlée) sont invités si ce n'est sommés d'intégrer le naturel, par la conception de lieux accueillants pour les plantes et les animaux, tandis que La loi ZAN - Zéro Artificialisation Nette - avance ses exigences, minéralisations des sols en voie d'interdiction.

   (Les créations de l'architecte et de l'urbaniste doivent-elles continuer d'être accueillantes pour les Hommes ? Doivent-ils continuer d'exister eux-mêmes, professionnels et... quidams ?).

 

   Dans le dernier catalogue des éditons du Moniteur, un bon nombre d'ouvrages sont consacrés à la ville et au paysage, et s'inscrivent dans "l'après-pétrole", se préoccupent de la présence du naturel. Créer un jardin jungle (Hervé Jamard et Franck Jault, 2024) ainsi que Réensauvager les territoires, de Guillaume Porcheron (2022) y paraissent.

   Dans ce dernier opus, il est question, grâce au "volet opérationnel", de "mettre en lumière les bonnes pratiques" dans un souci d'optimalisation et d' "harmonie avec les territoires où ils (les espaces de nature sauvage) doivent prendre place."

   Les éditions Yves Michel proposent quant à elles L'ensauvagement, Cohabiter avec le vivant sauvage : comment et où lui faire place (2023) - que la précision "vivant sauvage" fait cogiter, de même que la couverture "ludique". D'autres sans doute (je ne cherche pas !).

   J'ai souvenir de la parole d'un expert travaillant à la réintroduction d'espèces animales en ville (Actu-environnement), détaillant son travail où l'exclusion des araignées, rejetées par la population, était à l'étude...

 

   Le caractère nuisible d'espèces considérées comme invasives, agressives ou simplement gênantes est dans toutes les têtes. Un sauvage tout aussi sélectif et maîtrisé semble au programme général, jusqu'aux poches, parcs et autres "réserves" où la libre expression naturelle est admise, entre 4 murs donc !

   L'idée d'une mise en place progressive, d'un démarrage qui serait suivi d'un ample établissement s'avère toutefois imaginable, avec un sauvage planifié, organisé, en paradoxal continu (en phase avec le réel de notre humanité), délivrant des territoires et des modes de vie complètement renouvelés.

      J'ai déjà soulevé un scénario néo-féodal effrayant (plausible dans un contexte précipité de pente civilisationnelle, au combien traversée dans le passé, et susceptibles de nous concerner, avec notre cortège de pollutions, corruptions, exploitations, excès systémiques) par la manipulation de la violence  naturelle (de la Nature) territoriale pour asservir les Hommes, leur masse - ou leur petit nombre devenu !, concentrés en quelques noyaux urbains, cernés de grands prédateurs revenus dans des forêts profondes extrêmement couvrantes installées - et privées,  entre quelques mains monopolistiques, chassant à leur guise...

    (La généalogie de l'association WWF par Fabrice Nicolino est à ce propos aussi troublante qu'édifiante.)

 

   Quel avenir du sauvage se dessine ?

   Il relève incontestablement des lois terrestres auxquelles nous participons (soumis, opposants sinon guerriers mais encore aménageurs réfléchis), héritiers de la lutte contre son éternel dynamisme (énergie vitale) aux fondements d'une part de la culture occidentale depuis le néolithique, avec le "décret" d'une distance si ce n'est une altérité entière, les observations de François Terrasson pour mémoire (La Haine de la nature).

   Des manières attentives, dialogiques, en proximité avec ce qui devient la norme, restent la clause de notre humanité, sans laquelle et la conscience de laquelle nous risquons de nous égarer.

    Ne serait-ce le plus réaliste et enviable des chemins tandis qu'il prend forme !? Un art assurément, comme le propre de l'humanité accomplie.

 

SAUVAGE ? BREIZH FREVE

   Cadavre de belette, dans la cour ce mardi 3 septembre 2024, le deuxième trouvé au Village.

   La belette, plus petit carnivore d'Europe, dans la catégorie des mammifères (jardinage.lemonde...belette).

 

   De très belles images (un peu datées ou le semblant, charme d'autant plus grand ! / le nom de Jérémy Kergoulay associé, retenu).

  Pour un jardin sauvage que pourrait être la campagne bretonne demain ?

 

    Bonus du 11-09-2024 : les-entretiens-deva-le-vivant-dans-les-milieux-habites + la-grande-motte-une-avant-garde-paysagere.

 

 

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