Méli-mélo de vues du 24 juillet 2024, itinéraire et quartiers oublié.
"Yves est devenu le maître incontesté du jardin. J'en suis l'auxiliaire, participant aux choix des légumes, des vivaces, des rosiers et de certains arbustes. Nous jardinons à quatre mains, lui à temps plein, moi au gré de mes disponibilités.
(...)
Parallèlement à la conception du potager, il nous fut essentiel de concevoir le jardin d'ornement, afin d'embellir notre espace et rêver notre vie. Yves confie d'ailleurs souvent "je peins sur la terre avec des fleurs"
Les plantes du biotope furent conservées, non seulement par tolérance, mais aussi par goût, celui-ci s'affinant au fil de nos connaissances : iris jaunes des marais, graminées, Myrica gale, osmonde royale, bourdaine, etc... existaient avant nous, et ont ici droit de cité. Chênes pédonculés et saules locaux assurent la structure du jardin dans laquelle les cultivars (vivaces ou rosiers) sont intégrés. En jardinage biologique, au jardin d'ornement, c'est le sol qui dicte les choix des plantes. Au début, j'ai voulu recréer le jardin de mon enfance, avec ses pivoines, Heucheras par exemple, mais ces plantes réclamant un sol bien drainé furent incompatibles avec l'extrême acidité du lieu et son acidité. (...)"
In Les Affranchis jardiniers, un rêve d'autarcie, Annick Bertrand-Gillen, Ulmer, 2009/2019, pp. 40 & 50.