"Aerial view of Beehive Huts Skellig Michael" (heritageireland...sceilg-mhichil).
D'implantation humaine très ancienne, les péripéties archéologiques et architecturales de Skelling Michael sont beaucoup moins claires...
"Il est généralement considéré que Skellig Michael est dans l'ensemble bien conservé depuis l'époque médiévale — c'est d'ailleurs cet état de conservation qui a permis l'inscription du site au patrimoine mondial. Le plan des installations est quasiment intact, la plupart des structures du monastère et de l'ermitage sont complètes ; seuls des éléments individuels ont été altérés, notamment lors de la construction du phare au XIXe siècle. De plus, des recherches ont permis d'évaluer précisément les zones altérées. De nos jours, le site requiert toujours un important travail de préservation en raison de l'effet conjugué du temps, de l'environnement extrême et du tourisme.
Néanmoins, le fait que les structures aujourd'hui visibles soient l'œuvre des moines du Moyen Âge fait débat. Ainsi, l'existence des beehive huts (les cellules "monastiques") et des oratoires n'est rapportée qu'à partir de 1756. Par ailleurs, si lesdits bâtiments datent vraiment du Moyen Âge, ils ont dû survivre au moins six siècles, au plus dix, alors que des constructions ailleurs en Irlande, censées êtres plus récentes et utilisant la même technique, la pierre sèche, sont aujourd'hui en ruines. De plus, les cellules, censées servir de logement, ne comportent pas de dispositif pour faire du feu et évacuer la fumée, à l'exception de la cellule F. Quant aux indices qui ont permis à la spécialiste Françoise Henry de conclure à l'existence d'oratoires — leur construction en forme de carène, l'orientation plus ou moins vers l'est et l'aménagement de l'intérieur —, l'archéologue Christian Lassure les considère comme ne constituant nullement une preuve. De surcroît, la construction de beehive huts en pierre sèche a perduré en Irlande jusqu'au début du XXe siècle. Enfin, le bail de vente de 1578 ne mentionne comme bâtiment qu'une "chapelle". Ainsi, à l'exception de l'église saint-Michel, Christian Lassure conclut qu'il est plus probable que les cellules en pierre sèche aient été construites entre le rachat de l'île par un propriétaire privé à la fin du XVIe siècle et son passage sous contrôle de l'État au début du XIXe siècle." (WIkipedia)
"La Ligne sacrée de Saint-Michel, ou "l'épée de l'Archange"
Sept lieux de culte dédiés au saint sont situés sur une ligne droite partant de Skellig Michael en Irlande, passant par Saint-Michael's Mount dans les Cornouailles (Angleterre, Royaume-Uni), le mont Saint-Michel en Normandie (France), l'abbaye Saint-Michel de la Cluse en Italie, Saint-Michel l'Archange dans les Pouilles (Italie), le monastère de Simy en Grèce, et le monastère Stella Maris en Israël. Cette ligne est orientée selon l'axe du soleil levant au solstice d'été. Elle ne passe cependant pas par d'autres sites célèbres consacrés à l'archange, comme Saint-Michel l'Aiguille au Puy-en-Velay (France) ou le château Saint-Ange à Rome (Italie). Cette ligne imaginaire s'inscrit dans une autre ligne, plus importante, la ligne Apollon-Athéna qui comprend aussi des lieux de culte non dédiés à Saint-Michel, et d'autres simplement antiques comme à Delphes ou Athènes)."
Le "Saint-Michael's Mount" au Royaume-Uni, dans les Cornouailles anglaises (historicallyobsessed).
Côté légende, le soleil - levant-, joue un rôle décisif : " "Mettez le pied dans une terre où les géants marchaient autrefois. La légende raconte qu'un géant mythique nommé Cormoran vivait autrefois sur le Mont, et qu'il avait l'habitude de patauger sur le rivage et de voler des vaches et des moutons aux villageois pour nourrir son appétit gargantuesque. Une nuit, un garçon du coin appelé Jack a ramé jusqu'à l'île et a creusé une fosse profonde pendant que le géant dormait.
Alors que le soleil se levait, Jack souffla dans un cor pour réveille le géant en colère qui descendit du sommet en titubant et aveuglé par la lumière du soleil, tomba dans la fosse et mourut."
Simple hasard ou correspondance de sites naturels particuliers avec des lieux humainement marqués - jusqu'à la haute piété, l'archange Michel définitivement lié -, quelque peu miraculeux ?
Comment ne pas s'ébahir et s'ébaudir qu'une ligne terrestre singulière par ses formes géographiques, monuments et dédicace ou signification historique, s'aligne de surcroît sur l'axe du solstice d'été (soleil levant)...
Le monastère de Saint-Michel sur l'île grecque de Symi (greece...Panormitis).
Fondé pendant l'occupation française (1309-1522), le bâtiment actuel date de 1783.
"Symi est (...) un refuge spirituel, et le monastère de l’archange Michael Panormitis est un joyau sacré de dévotion. Bâti au 18ème siècle, il impose son style vénitien et son clocher baroque au-dessus d’une baie, aussi tranquille qu’enchanteur. Ce monastère vit toujours, accueillant des pèlerins venus des quatre coins de la Grèce et leur offrant même parfois refuge pour la nuit.
L’histoire de la construction du monastère est teintée de légende. On raconte qu’une icône sacrée de l’archange serait apparue miraculeusement et qu’à plusieurs reprises, elle aurait été déplacée pour revenir mystérieusement au même endroit. L’église aurait alors été construite sur cet endroit. L’église dédiée à l’archange abrite aujourd’hui une icône murale de l’archange Michael, haute de deux mètres et recouverte de feuilles d’argent.
Selon la tradition, si quelqu’un demande une faveur à l’Archange, il doit faire le vœu de donner quelque chose en retour. Si l’offrande (tama en grec) n’est pas faite, l’Archange trouvera un moyen de la prendre. Un miracle célèbre qui se produit encore fréquemment aujourd’hui est celui de l’Archange Michael empêchant les bateaux de quitter le quai. Ce phénomène est si fréquent que les capitaines font des annonces par haut-parleur pour dire aux personnes qui ont oublié de faire leur offrande à l’Archange de descendre et laisser leur "tama". Une fois cette promesse tenue, les moteurs du bateau se mettent en marche. En conséquence, l’intérieur du monastère est couvert de milliers et de milliers de "tamata" laissés par les pèlerins, locaux et étrangers, y compris des maquettes de bateaux en or et en argent. La visite du monastère de Parnormitis est un passage obligé pour comprendre Symi, île de foi et de tradition."
generationvoyage...symi-dodecanese-grece
L'icône de Saint-Michel couvert d'argent (viagallica...village_panormitis). Qualité rêverie !
"Le monastère de Stella Maris à Haïfa (Israël), construit au XIXe siècle, est situé sur les pentes du mont Carmel, en face du phare, sur le côté est de la route principale, avec une vue splendide sur la mer Méditerranée. L’ensemble des bâtiments, y compris le phare, s’appelle “Stella Maris”." (carmelholylanddco)
"Ce couvent de moines carmes - à ne pas confondre avec le couvent de Carmélites situé à 1,5 km - est l'héritier de l'installation historique des premiers ermites du Mont Carmel, fondateurs de l'ordre au XIIe siècle. Ces premiers ermites installés à l'occasion des Croisades quittent le site au XIIIe siècle à la suite de la reconquête musulmane et le premier monastère est abandonné. Au XVIIe siècle des pères Carmes viennent reconstruire un monastère à quelques kilomètres de leur installation antérieure, sur le bord du plateau surplombant la ville d'Haïfa. Après un siècle de présence, ils sont à nouveau chassés du monastère par les autorités ottomanes. De retour 30 ans plus tard, ils reconstruisent un nouveau monastère détruit une nouvelle fois en 1821.
Appuyés par le roi de France, les carmes reviennent et reconstruisent le monastère et l'église à partir de 1827. L'église est dédicacée en 1836, le monastère entre en fonctionnement en 1846. Les moines ajoutent le phare Stella Maris à leurs constructions. C'est ce phare qui donne aujourd'hui le nom à l'ensemble des constructions."