Un peu plus et passionnant avec La Maison écologique (la revue) : la couture des "feuilles" de bois de peuplier, les attaches en métal de la structure en baliveaux.
Pour le projet de grosse figue :
"Ce "panier" fait en moyenne 5 mètres de diamètre et jusqu’à 6 – 7 mètres de hauteur, ce qui permet d’installer une mezzanine de 10 m² à l’intérieur, et une surface habitable moyenne de 30m². Le sol est un plancher isolé en copeaux de bois et d’ajonc qui fait office de barrière naturelle pour les rongeurs.
Sa charpente est conçue grâce au glanage de bois local (châtaigner, frêne, noisetier, acacia ou chêne) assemblée avec du fil de fer recuit "qui permet de lier les bouts de bois sans les percer, donc sans entraver leur résistance mécanique" ; tandis que le bardage extérieur est fait de bois de peuplier déroulé, cousu en suite de "tuiles" puis fixé à l’ossature bois. L’isolation est en laine de mouton lavée et traitée aux huiles essentielles.
"Chaque charpente est fabriquée avec des grandes perches issues de boisements assez serrés pour que les arbres aient poussé très haut, très long. Nous pratiquons des coupes d’éclaircie et pas de coupes rases, et travaillons uniquement avec des outils manuels comme des petites scies d’élagage et hachettes afin que le projet reste à échelle humaine et ne pas trop déranger la forêt. Pour moi, c’est une architecture qui a quelque chose d’elfique : elle touche à notre nature profonde de créature des forêts, un être sensible qui soit une partie prenante de la Nature" explique Guillaume de Salvert à La Relève et La Peste."