Ce matin.
"Quand le vent souffle à travers un bois de feuillus ou de conifères, il se divise au contact de chaque feuille, de chaque rameau, pour se refermer ensuite en engendrant de fines chaînes tourbillonnaires. En plus des grandes sommes de surfaces que représentent ses feuilles, la vie d'une forêt comprend aussi ces "feuilles d'air" qui se créent dans l'atmosphère ; ce sont pour ainsi dire les sillages des vraies feuilles ; chacune d'entre elles, et aussi chaque aiguille de sapin, provoque la naissance de ces "surfaces de démarcation" que nous avons décrites.
Il se passe la même chose quand un oiseau, un papillon ou quelque autre insecte vole dans l'air ; là aussi, l'air est scindé en innombrables surfaces." (Le Chaos sensible, Theodor SCHWENK, 1962, p. 119)