Fond externe de deux bassines bretonnes anciennes, avec un effet visuel "martien" ! Bassines ?
L'assimilation du chaudron à la marmite est courante, quand ce n'est pas à la bassine, et inversement, etc..
La confusion règne, chez moi la première.
Des réponses sont fournies par Raymond Lecoq, grand spécialiste des ustensiles du foyer ancien, quand ils sont en métal, sans que toute la lumière soit faite pour autant, puisque la légende de certaines illustrations dément le texte général - lequel restera la référence pour l'instant.
"Cuisson dans les récipients contenant un liquide
Chaudron
Les exemples les plus anciens furent exécutés en tôle de bronze martelée et ils étaient munis d'anneaux mobiles. Un chaudron conservé au Musée de Troyes, est doté de deux anses articulées sur des platines en forme de croix ansées rivées sur le corps.
Au Moyen Age, les chaudrons sont réalisés en fonte de fer et, comme ceux de bronze, leur fond est bombé. On en fit également en cuivre et même en argent.
La cuisine du duc d'Anjou, en 1368, n'en comptait pas moins de dix : "Chauderons d'argent pour cuisine à cuire viande (...)."
Les chaudrons sont munis d'une anse fixe ou articulée qui en facilite le transport ; certains sont dotés de becs, d'autres de goulots, leurs dimensions sont très variables. Certains chaudrons de grande capacité étaient difficiles à déplacer par une seule personne à l'aide de l'anse. Celle-ci rabattue horizontalement après l'articulation, formait deux appendices saillants qui faisaient office de poignées et permettaient à deux personnes de transporter le lourd récipient.
Chaudière
Les chaudières sont de grands chaudrons de fonte ou de cuivre, dotés d'une anse ou de deux anneaux. (...)
(...)
Marmite
La marmite apparaît dès le XIVe siècle, dans tous les intérieurs, riches ou pauvres. Elle se différencie du chaudron par sa taille plus petite et surtout par le couvercle dont elle est dotée. Exécutée en métal, elle est, le plus souvent, munie de trois pieds, d'une anse mobile articulée sur des oreilles saillantes et d'in couvercle à poignée. Elle servait aussi bien à la cuisine qu'à faire chauffer l'eau pour divers usages ; elle faisait concurrence au chaudron et à la poêle : "ung grand pot appelé marmite...pour chauffer l'eaue pour les baings à baigner Madame Jehanne de France, et pour laver les drappelés de la dicte Dame" (Compte de l'argenterie de Charles VI, 1338).
(...)
Bassine
La bassine était une sorte de poêle ou de cuve, exécutée en cuivre ou en laiton, dotée soit d'une anse mobile, soit de deux poignées. Elle était souvent citée comme poêle et Diderot la décrit ainsi : "La poêle à confiture est de cuivre, sans queue ; mais avec deux mains ou poignées de fer pour la mettre sur le fourneau ou l'en ôter."
In Les Objets de la vie domestique, Raymond Lecoq, Berger-Levrault, pp. 171 et 173.
Des chaudrons avec couvercle ? (Les Objets de la vie domestique, pp. 172 & 173).