Cadrage informatif pour une réalité forte aux alentours de Pontivy en hiver 2019.
Si le départ de feu vécu récemment a imprimé ses marques intimes relevant de l'imaginaire catastrophiste et des emballements violents du cœur en effroi, la suite à donner concrètement pèse de tout son poids...
...alors que la maison n'a jamais atteint le degré (caché !) de destruction supposé sur l'image ci-dessus, soit l'atteinte du plancher d'étage probablement trempé d'eau, le traumatisme laisse devant un âtre mort, vide, désespérant.
"Refaire en correct ?
- Abandonner de nouvelles flammes tant que l'hôté reste ma maison ?"
Tel est le dilemme en cours, le monologue récurrent.
La trémie ouverte par les pompiers dans le premier barrage de plâtre et laine de roche de l'avaloir puis celle de la plaque plus ancienne - toute en métal semble-t-il laissent glisser le regard sur des parois buboniques jusqu'à la souche d'un passage très étroit vu d'en bas...
"Un tubage en bonne et due forme trouverait-il place jusqu'au faîte ?
- Quel ramonage viendra à bout des grappes de suie et de bistre ? Avec quel rejets, particulièrement intérieurs ?
- Un radiateur à inertie de qualité n'est-il pas la solution ?"
(La cheminée électrique fait une entrée incroyable ! S'en remettre à l'ersatz ?!!)
Le foyer manque... Incroyablement. En plus de souligner le contexte énergétique maladif dans lequel nous sommes plongés désormais (par des gestionnaires gouvernementaux douteux et/ou malfaisants, prônant l'écologie mais guerroyant de fait contre le vivant et le naturel ?) : le feu de bois local est encore accessible, et d'ailleurs provisionné.
Le feu est une présence, un compagnon, une ambiance, des gestes attentifs et quotidiens irremplaçables. Une part (entière !) de ma vie dans les jours sombres ou froids.
Post-scriptum...
"Entretien d’un habitant de Kermenguy mené par l’équipe Morin.
Il a 80 ans et possède 1 hectare de ferme, la maison est à l’écart du village, un petit mur l’entoure. Comme barrière, un simple tronc d’un petit arbre. Il est écrit : “Entrez (dit en français). Il est dans la cuisine, pièce sombre éclairée par une étroite fenêtre qui de ce temps ne donne qu’une lumière pâle et filtrée. Il est près de l’âtre, il casse du bois. Il va faire sa popotte. La pièce est petite, cloison en bois recouverte d’un papier peint bleu , à fleurs, délavé et jauni par le temps. Le lit est recouvert de papier journal. Le long du mur, deux armoires bretonnes cloutées, toujours le même motif religieux, vaisselier entre les deux armoires."
Les photographies de Gilles Pouliquen ne peuvent qu'être remémorées, Toussaint de surcroît.
(Identification possibles !)