
Bourgeon de ficus : Aquaportail.
Dans sa présentation consacrée à la taille des fruitiers - ceux-ci choisis de basse-tige (demi et haute-tige étant tous trop grands et de dimension trop peu médiane pour le premier), Gilbert Cardon insiste sur le lien entre la force des arbres et leur fructification.
"Plus un arbre est faible, plus il a de fruits."
Le contrôle de la croissance par le pincement ou le retrait des bourgeons terminaux aux beaux jours est la pierre angulaire du jardin des Fraternités ouvrières : il permet de stopper la montée de la sève brute bénéfique aux rameaux et aux feuilles - véritables pompes, au profit de la sève élaborée, qui se substitue à la première pour nourrir les fruits .
Le traitement des extrémités (apex) sera effectué à partir de la fin du mois de mai et jusqu'au 15 septembre. Il ne commencera qu'après que l'arbre se soit implanté, un an ou deux après sa plantation. Il pourra être répété plusieurs fois dans la saison, selon l'évolution constatée.
- Tailler en hiver renforce les arbres (la force étant ici le développement du bois et de la frondaison donc). -
Fin mai, les lignes directrices que prend la plante naturellement sont visibles (les fruits aussi), et pointent d'éventuels attaquants (les pucerons notamment) qui partiront faute de sève brute...
L'arbre développé, la taille d'une branche entière peut s'avérer nécessaire pour faire pénétrer la lumière vers les fruits ; avec mesure, car le rayonnement solaire trop ardent est nuisible, ici comme pour la majorité des végétaux. La saison de cette taille est toujours de fin mai à mi-septembre et doit créer un milieu qui peut friser la mi-ombre.
Les arbres fruitiers cicatrisent correctement en été. Nul produit n'est nécessaire, comparativement aux engrais - superflus, le broyat de branches utile quant à lui.
L'équilibre bois/feuilles/fruits est recherché.
Si l'arbre ne donne pas de fruits, outre le pincement, la coupe de racines est possible. Plus risqué encore (pour la survie de l'arbre), le retrait d'1cm d'écorce sur un un tiers ou une moitié de diamètre de l'écorce est envisageable.
Le bon jardinier est en chaussons, paresseux, s'en remettant aux lois naturelles et dégustant ses nombreux fruits ... à portée de main.
- Les feuilles attaquées, tombées - ou laissées au sol, sans excès - initient le remède, comme une dilution homéopathique (pluies sur la maladie), et soignent le mal avec la patience requise,
- les pollinisateurs, les arbres eux-mêmes savent sélectionner les fleurs ici, et les fruits là...
- ...la plante, par ses racines et ses déchets, crée/fabrique son sol, celui qui lui convient à quelques exceptions près (la rhubarbe s'avère réellement difficile).
Cultiver les espèces différentes, la variété sur un même terrain est la voie en oubliant les concentrations localisées (les carrés). Les lignes restent cohérentes
Et...
Les oiseaux disposant de points d'eau pourraient diminuer leur recherche de fruits (qui serait un pis aller en cas de soif), les pommes ou les poires écrasées (volontairement) au sol les faire revenir picorer les fruits blets au lieu que de nouveaux soient attaqués à chaque passage !
La forêt équatoriale pousse sans sol. L'Europe est favorisée avec une épaisseur généreuse de terre, héritage d'un long processus où les vers de terre sont majeurs. Les effets des pratiques erronées y apparaissent plus lentement et sont longtemps peu visibles.
NDLR : Ceci et tant d'autres remarques rejoignent assez parfaitement le discours des acteurs du sol vivant ou semis sous couvert. Que le ver de terre est une créature de nos pays en supplément d'âme...
Tout est possible ou presque sur les terres d'Occident ! Bananiers, avocatiers à trouver : des bananes de l'Hymalaya existent.
Une heure suffit à parcourir toutes ces notions lors de la vidéo. L'heure suivante énumère certains arbres et leurs besoins plus spécifiques : les petits fruitiers, les ronces, les kiwis, les pêchers/abricotiers/amandiers, les figuiers, les kakis (plaqueminiers), les cerisiers, noyers, châtaigniers pour finir avec la vigne, dont la taille doit préserver des feuilles suffisamment nombreuses pour alimenter les grappes de raisin (5 préférables au 3 classiquement données).
Autre écrit sur la taille en vert et les pratiques des Fraternités ouvrières (avec un vocabulaire technique plus précis que celui que délivre Gilbert) : https://hortical.com/spip.php?article1513
Voir aussi le travail pionnier du Pr Louis Lorette (vers 1850), parti finalement au Canada. Il est cité lors de la présentation : http://perso.numericable.fr/cf50/articles/1952/1952737A.htm
♣ Au lundi 17 juillet, le site des Fraternités ouvre une page dédiée à la taille fruitière ! https://fraternitesouvrieres.over-blog.com/2023/07/06-2023-la-taille-fruitiere-d-ete-un-peu-de-theorie-des-sequences-videos-et-quelques-conseils-avises.html