"Le Pardon de Sainte-Barbe du Faouët", 1er volet (tryptique), Yvonne Jean-Haffen, 1931 : "Au cours de l’été 1928, elle assiste pour la première fois au pardon (...)" (bretagnemusees.bzh)
La cloche du petit campanile : on l'actionne irrésistiblement en arrivant (18-03-2024).
youtube.com/watch?v=bIcu-uhuOcA&t=75s
Croisée des chemins ici, lignes de forces telluriques que le dragon symbolise parfois, là.
"A côté de l'église Saint-Barbe du Faouët se trouve l'oratoire de Saint-Michel. A gauche de l'autel, un piédestal porte la statue de saint Michel montrant l'archange les ailes déployées, la tête nue, l'épée de côté ; vêtu en soldat romain, il écrase le dragon, symbole du diable. C'est la même représentation que celle de la chapelle Saint-Michel sur le tumulus à Carnac." (Mégalithes, principes de la première architecture monumentale du monde, Epistemea, 2016, p. 244.)
Howard Crowhurst soulève le lien entre sainte Barbe, saint Michel et de puissantes forces naturelles qu'une civilisation ancestrale aurait su toucher voire capter et diriger, en Bretagne (et ailleurs) très anciennement.
Sur la côte morbihannaise, dans la région de Carnac (du tumulus Saint-Michel aux alignements de Sainte-Barbe en Plouharnel, avec la présence de Saint-Cornély - protecteur du bétail), en Grande-Bretagne (travaux de Paul Broadhurst et Hamish Miller), des canaux porteurs semblent opérer.
"An old story", Denez Prigent : youtube.com/watch?v=mkbtme8mMqk&t=94s
"Sainte Barbe est une sainte et martyre (des années +235) vénérée dans la religion chrétienne, catholique et orthodoxe, dont la fête est célébrée surtout au Liban. Elle incarne le courage et la dévotion dans le visage de l'adversité. Son histoire fascinante transcende les époques pour nous rappeler la force de la foi et la persévérance face à l'oppression.
Originaire de Nicomédie en Asie mineure (l'actuelle Turquie), sainte Barbe a vécu au IIIe siècle à Héliopolis (aujourd’hui Baalbek, au Liban) sous l’empereur Maximien, une période de persécution religieuse intense. Sa décision de se convertir au christianisme et sa résistance à l'opposition de son propre père, un riche païen nommé Dioscore qui voulait la marier à un prince Perse, en font un symbole puissant de sa foi inébranlable.
Elle était d'une beauté extraordinaire et d'une grande intelligence. À l'âge de 16 ans, elle se convertit au christianisme, et s’enfuit dans les champs de blé pour fuir son père.
Retrouvée, elle fut emprisonnée dans une tour et torturée. La tour a été incendiée mais sainte Barbe resta vivante. Finalement, elle fut martyrisée et exécutée par son propre père. C’est à ce moment qu’un éclair foudroya Dioscore qui est mort brûlé.
Appelée aussi "sainte de feu", elle est la sainte patronne protectrice des mineurs et des sapeurs-pompiers en France et de certains métiers d’ingénierie dans plusieurs pays de l’Occident et de l’Orient.
Son histoire, sa conversion, son martyre tragique, et son héritage perdurent à travers les générations et sont célébrés même aujourd'hui.
slmedia.org/fr/blogue/sainte-barbe
Représentation récente de Sainte-Barbe, Albert Bouquillon (1908-1997) : musee-saintmaur.fr
"Sainte Barbe protège de la "mâle-mort", c'est-à-dire la mort sans avoir reçu les derniers sacrements, ce qui interdisait aux fidèles d’être enterrés en chrétiens au Moyen-âge." (130ans.blogspot.com/2012/08/qui-etait-sainte-barbe)
"Sainte Barbe, l'un des personnages les plus populaires au Moyen-Âge, est connue dans le monde entier. Son histoire est toutefois plutôt obscure. En 1969, l'église de Rome l'a supprimée de la liste des saints, car son origine historique n'a jamais pu être validée. Il s'agit donc d'un personnage légendaire. Ceci n'empêche pas des millions de personnes de la fêter aujourd'hui encore.
Selon l'histoire, la jeune fille était d'une très grande beauté mais elle était en conflit avec son père à cause de sa croyance dans la Trinité. Son père l'enferma dans une tour où elle fit ouvrir une troisième fenêtre, car l'éclairage de l'âme n'était complet que s'il venait de trois aspects différents. Comme Rapunzel, le personnage du conte, elle laissait tomber ses cheveux du haut de cette tour pour que l'on y attache un panier dans lequel on mettait de la nourriture. Elle réussit à s'évader et se cacha dans la montagne, dans une grotte. Trahie par un berger, son père la retrouva et lui trancha la tête. Il fut instantanément frappé par la foudre.
L'histoire raconte que malgré les nombreuses tortures qu'elle a pu subir, elle n'a jamais renoncé à sa foi. Elle représente donc le courage, la détermination et la force. Elle est devenue la sainte patronne des artificiers, des sapeurs-pompiers, des architectes, des mineurs, soit tous ceux qui travaillent dans le danger, dans l'obscurité ou avec le feu. Elle est aussi la sainte patronne des morts heureuses.
Sa capacité à protéger contre la foudre est restée très connue en Bretagne où le pèlerinage le plus réputé en son honneur est sans conteste celui du Faouët où se trouve l'oratoire de Saint-Michel."
Ibid, Howard Crowhurst, pp. 243-244.
Extrait du "Martyre de Sainte-Barbe", Hans Gieng, vers 1524, Atelier de Pays Germaniques et de l'Europe de l'Est (collections.louvre.fr).
♣ le 24-04-2024 : Sainte-Barbe en Le Faouët par le peintre He Yifu.
"La sonnerie de la cloche me tire d'un rêve confus : je ne suis pas en Chine.
Tellement le lieu de cette construction ressemble à un vieux temple chinois."
Extrait du verso de la carte postale "Sainte-Barbe", éditée par Asia, Paris (voir aussi Le voyage d'un peintre chinois en Bretagne, Ouest-France).