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REVENONS A NOS PIGEONS

REVENONS A NOS PIGEONS COUTURE

   En passant par deux coqs et une roue avec croix et chrisme...

   Source : https://yvesforge.wordpress.com/2022/03/26/dans-une-maison-de-pretre-breton/

 

   Par un très heureux détour, un article récent d'Yves Couture - forgeron québécois passionné par son art qu'il semble particulièrement maîtriser -, imagine un râtelier de cuisine dans la maison à deux niveaux d'un prêtre breton au XVIIe siècle.

   Le livre Architecture rurale en Bretagne, 50 ans d'inventaire du patrimoine (ouvrage collectif, éditions Lieux dits, 2014) l'a guidé jusqu'à ces logements distingués, dont je pourrais être aujourd'hui gardienne de l'un d'eux, des plus modestes certes... mais pourvu de cette chambre haute de confort amélioré, prestigieuse du seul fait de sa position, de sa lumière, de sa vue, et de sa cheminée.

   Et de trouver plus avant dans les pages consacrées à la représentation, un focus sur les "Boulins et pigeonniers : l'appropriation d'un symbole"...

 

   "Mes" pigeons me gênent, et sans me réjouir du massacre d'un jeunot par Nini (désormais célèbre !), l'idée d'un pigeonnier, isolé ?, intégré dans l'une des bâtisses de la ferme ?, permettant de contrôler la colonie, fait son chemin.

 

   Des images classiques de murs à boulins, parfois géographiquement proches, illustrent le propos dont je veux citer aujourd'hui l'essentiel, tout en continuant de m'interroger sur l'utilisation réelle de ces aménagements désormais désertés, leur bonne cohabitation humaine... sans dégâts architecturaux ni sanitaires.

   "Jusqu'à la Révolution, sur les autres terres (que les nobles), il ne pouvait y avoir de pigeonnier autrement qu'à l'étage d'un logis ou d'une dépendance et sous réserve d'avoir au minimum 50 arpents de terres labourables. Le nombre de boulins est lié à la richesse des commanditaires et à la surface de terres cultivées, un boulin correspondant à un demi arpent de terre. Certaines métairies ou maisons de prêtre antérieures à la Révolution possèdent plusieurs rangs de boulins en façade ou en pignon, qui soulignent la corniche ou ponctuent le mur et signalent le statut particulier de l'occupant. A la fin des privilèges seigneuriaux en 1789 et la disparition du droit de colombier, des colombiers d'étage  ou à fonction double, adossés au logis ou indépendants de lui, sont édifiés dans des fermes très riches du pays d'Evran, du Cap Sizun et du Trégor. Construits au-dessus d'une petite dépendance de plan carré à usage de poulailler, de resserre ou de bûcher, le modèle tend à imiter le colombier noble sans toutefois en avoir les dimensions, la forme et les propriétés." (Véronique Orain et Judith Taguy-Schroêr, pp. 206-207)

 

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