
"Reconstructed Jōmon settlement at the Forest of Uenohara Jōmon Site (...)." (britannica.com)
"L’ère Jômon se caractérise aussi par la formation des premiers villages que l’on puisse retrouver sur les îles.
Organisés pour beaucoup sur une structure concentrique, ils comprenaient en général de 5 à 10 habitations, avec des maisons semi-enterrées et des bâtiments plus grands qui devaient posséder une fonction communautaire. Les morts étaient eux enterrés aux alentours du centre du village."
"Reconstruction of a house in Ofune"
"The village of Sannai Maruyama site in Aomori" daté de 5000 ans (factsanddetails.com/japan/cat16 & sannaimaruyama)
"On dispose de peu de témoignages d’habitat proto-Jōmon ; ces populations, encore en partie nomades, utilisaient des abris sous roche et des grottes24.
Au Jōmon Initial et surtout au Jōmon Ancien, la population s'est sédentarisée, formant des villages permanents. Au cours du passage à la phase du Jōmon final, l'organisation de l'habitat se transforme et nombre d'entre eux se structurent en forme de cercle25, ainsi qu'entre "centraux" et "périphériques" (petits et de séjours brefs).
L'installation typique24 comprend de cinq à dix habitations, des maisons semi-enterrées — à l'intérieur desquelles vivent des familles de cinq à six personnes — et des bâtiments communautaires plus grands. Parmi les vestiges, on a découvert des kaizuka (貝塚, 貝 = "coquillage", 塚 = "monticule", "amoncellement"), amas coquilliers où sont déposés les déchets, des fragments de tissus et les déchets des repas. Les coquillages, en grande quantité, préservent les ossements dans le milieu par ailleurs très acide du sol japonais. Ces dépotoirs peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur, ce qui confirme la sédentarité des communautés de cette époque.
Cela est également clairement démontré par les emplacements des poteaux24 : tateana (竪穴, 竪 = "vertical", 穴 = "trou" : "trous verticaux"). Ces trous de poteaux, profonds de dix centimètres à un mètre, permettent de reconstituer le plan des habitations : circulaires, notamment dans le Nord, ou rectangulaires, notamment dans le Sud. La toiture de ces maisons (faite probablement en partie de branchages, de chaume ou de terre végétalisée, selon les lieux) reposait sur ces poteaux plantés dans le sol, avec des murs de terre et de bois. Les maisons étaient fréquemment "semi-enterrées" et, dans ce cas, étaient construites au-dessus d’une fosse d’environ 50 cm de profondeur.
Le relevé du site de Kazahari25, dans la préfecture d'Aomori, daté du Jōmon final, présente un grand nombre d'emplacements (avec chevauchements dans le temps) d'habitats semi-enterrés, de fosses-silos et de quelques structures rectangulaires à poteaux. Les morts étaient ensevelis, regroupés, à proximité du centre du village. Quant au site de Nishida26(préfecture d'Iwate), il présente clairement un dispositif concentrique : quelques morts au centre, entourés par les autres morts, puis un premier cercle de structures rectangulaires à poteaux, ensuite le cercle des silos enterrés et enfin le grand cercle des habitations semi-enterrées. Plusieurs de ces habitats en cercles montrent une forme de segmentation, sur l'espace du cercle, de groupes différenciés qui indiqueraient, selon Mizoguchi, des "clans", trois ou quatre répartis sur chaque cercle, mais aussi des "lignées", d'un cercle à l'autre. De même, des "unités régionales" semblent apparaître au Jōmon Moyen, en s'appuyant sur des différences dans le matériel lithique et dans l'exploitation de ressources particulières que ce matériel révèle. La vie y est donc quasi permanente, même si passagèrement une partie du groupe peut vivre sur un autre site pour y prélever des ressources liées à cet endroit ou/et à cette période. Et les coquillages, disponibles toute l'année, étaient néanmoins prélevés à certains moments précis.
Par ce procédé, couramment employé au cours de la protohistoire et de l’histoire24, les habitations se seraient trouvées mieux isolées du froid. Chaque habitation disposait d’un foyer ainsi que des fosses-silos pour le stockage des aliments. Ces dernières ont un profil en tronc de cône, rétrécies vers l’ouverture. Elles sont parfois volontairement implantés en terrains humides, afin de s’assurer d’une meilleure conservation27.
Les habitations étaient rapprochées24. On trouve des villages bien organisés, comme à Sannai-Maruyama près d’Aomori, au nord du Honshū, selon une structure concentrique autour d’une place servant de cimetière28. Autour de l’espace central se trouvait ainsi un premier cercle de maisons à tateana, enfin un deuxième cercle d’habitations semi-enterrées et de fosses de stockage, en bordure du village. Rien n'indique la raison de cette répartition. La majorité des maisons dispose d’une surface modeste (de 5 à 8 m de long ou de diamètre), probablement pour les familles nucléaires de chasseurs-cueilleurs, mais il existe aussi des maisons de grande taille (30 m de long) qui pourraient avoir eu un usage collectif, politique ou cérémoniel ; cependant, la différenciation sociale par la taille de l’habitation n’est pas exclue.
Ce système d'organisation était le plus répandu mais pas le seul. Il serait donc faux de croire que tous les villages de cette époque possédaient cette structure. Ces constructions deviendront de plus en plus complexes pour être parfois construites avec un étage vers la fin du Jōmon et le début du Yayoi. On note peu de changements ensuite dans l’habitat populaire à la période Yamato."
In wikipedia