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Tandis que le sujet semble peu repris sur l'Internet, le livre d'Isao Yoshokawa - paysagiste fin connaisseur de cet art -, Palissades en bambou, Techniques traditionnelles de construction et d'assemblage, paru aux éditions Eyrolles (Paris, 2006) ouvre grand les portes du sujet avec force érudition et détails de fabrication.
L'origine chinoise est attestée (dès la dynastie des Tang), le développement japonais tardif, respectivement à son modèle : à partir de époques Heian et Kamakura.
("(...) Je ne réfute donc pas l'hypothèse selon laquelle les premiers ouvrages japonais en bambou aient été influencés par le savoir-faire chinois." p. 5)
minhducle/docs/bamboo_fences__architecture_art_ebo
"Bien plus commode à exploiter que le bois, le bambou croit très rapidement. Il offre des chaumes robustes qui présentent différents diamètres faciles à sérier. Ces caractéristiques en faisaient un matériau d'excellence pour les constructions légères.
De surcroît, il est prouvé que l'on a très tôt construit des shibagaki sommaires. Elles étaient constituées de minces branches d'arbres dressées sur le sol et maintenues par des traverses horizontales en bambou.
Je pense que l'évolution vers des réalisations plus sophistiquées a découlé d'une certaine recherche de beauté formelle. Après des entrecroisements grossiers de chaume entiers liés deux à deux, on a imaginé des structures plus élaborées, avec des tiges fendues et tissées. La facture devint plus esthétique, même si les artisans de ces améliorations n'en étaient pas conscients." (p. 5)
Exemple de mino-gaki, in Palissades en bambou, Isao Yoshokawa, p. 28.
On se référera avec bonheur à une édition anglaise du même auteur, Bambou fences, largement illustrée grâce à Osamu Suzuki (Princeton Architectural Press, 2009), librement disponible : minhducle/docs/bamboo_fences__architecture_art_ebo
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