Fagots regroupés (Marie-Armelle Barbier - archive.wikiwix).
"Dans les pays de bocage, le travail était organisé en rotation. Chaque hiver, les paysans entretenaient le talus d'une haie et émondaient une parcelle différente. C'était souvent leurs femmes et leurs enfants qui fagotaient, ce fagotage exigeant un savoir-faire insoupçonné 3.
Les haies bocagères étaient une source importante de fagots : ces petites branches fagotées issues de l'émondage servaient à la cuisson (cuisine, pain, forges), voire à la confection de jeux en bois ou en végétaux par les enfants pour qui cette haie était un terrain de jeu (vannage, musique verte). La bourrée, grand fagot d'épines et de ronces, était ainsi principalement destinée au four à pain et à poterie qui exigeaient plusieurs stères de fagots pour le chauffage 4. Entre technique et art, le fagotage marquait ainsi les paysages 5."
2 Jean-Paul Hervieu, Les paysages ruraux en Normandie, Annales de Normandie, 2003, p. 188 .
3 Annie Antoine, Dominique Marguerie, Bocages & sociétés, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 54 .
4 Pierre Brault, Montanel : géographie, histoire, institutions, vie religieuse et langage, vie économique et sociale, l'Amitié par le livre, 1977, p. 40 .
5 Marie-Armelle Barbier, "Fagoter : pratique d'hier, savoir pour demain ?", Penn ar Bed, nos 153/154, 1994, p. 14-23 (archive) ."
+ bcd.bzh/becedia/fr/l-emondage-une-pratique-ancestrale
Photographie Marie-Armelle Barbier (archive.wikiwix).
" "Avant la guerre", on constituait des "harts" avec une branche torsadée et assouplie, dotée d’un œil à son extrémité. On tassait le fagot simplement au pied, en serrant simultanément le "hart"." (bcd.bzh/becedia/fr/l-emondage-une-pratique-ancestrale)