Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover
Publicité

BALADE EN HUTTES (MAJEURES ?)

HUTTE INTEMPORELLE

   Intérieur de la hutte en pays de Bitouga (pygmée) : http://carnetsdevoyages

   "Des hommes sont allés en forêt dès le matin, pour rechercher des branches qu'ils appellent LO. Les femmes, quand à elles, sont parties à la recherche des feuilles, qu'elles appellent NGONGO. Ce sont ces grandes feuilles de marantacées, utilisées sur les marchés du pays. 4 petites femmes âgées vont commencer, sous notre regard, la construction des huttes.
    D'abord elles trient les branches, en sélectionnant les plus longues et les plus flexibles. Elles les plantent en terre, en poussant sur la branche. En partant de chaque côté de la hutte, qui va faire presque 3 mètres de large, les branches s'entrecroisent en haut. Puis on continue à planter d'autres branches en cercle, pour donner corps à la hutte. Toutes se rejoignent en haut en s'entremêlent. Le châssis prend forme. Un squelette de hutte se voit maintenant. L'entrée est faite par une branche en demi-cercle, sur laquelle viennent se coller les autres. Pour rentrer, il faudra s'accroupir. En moins de 2 heures, l'ossature est finie. Les jeunes filles regardent et participent mollement. Ce travail, exclusivement celui des femmes chez les pygmées, est un savoir-faire qui se perd lentement. Les jeunes, en allant à l'école, ont perdu tout lien avec cette culture ancestrale.
    Dans la culture pygmée, la cuisine et la confection des huttes est le domaine des femmes. La chasse est le domaine des hommes.
    Une vieille femme aux mains rongées vraisemblablement par la lèpre, prépare les feuilles. Ce sont des marantacées à larges feuilles, que tout le monde utilise, du nord au sud du Gabon. Après avoir moulé la hutte, d'autres femmes commencent à glisser les feuilles. En partant du bas vers le haut, les premières posées sont recouvertes successivement par les autres. Cette imbrication complexe et méticuleuse ressemble à s'y méprendre à un revêtement de tuiles. Les doigts experts, forgent une carapace. Petit à petit la hutte prend forme. Après environ 4 heures de travail, la hutte est totalement finie."

   Source : http://carnetsdevoyages.jeanlou.fr/Les_Pygmees_de_BITOUGA/

 

HUTTE INTEMPORELLE

   Hutte de débris" : http://www.ecoleizzo.com

 

HUTTE CORNEC

   "Maison Cornec. La hutte du charbonnier", Saint-Rivoal (29) : https://commons.wikimedia.org

 

   - Qu'est-ce qu'une hutte précisément ? D'où vient ce mot ? Que désigne celui de case, qui semble ne recouvrir que du logement humain (notre a priori) alors que la hutte pourrait abriter des objets, des récoltes, des animaux ?

   - L'abri simple que la case ou la hutte définissent, solide ou fragile, renvoie immédiatement au duo sédentaire / nomade...

   Prêchant un attachement à un bout de terre cultivé "naturellement", Masanobu Fukuoka a traversé des périodes, très fécondes ! (mentalement du moins), de nomadisme... et d'un nomadisme le plus dénudé, puisqu'il pouvait dormir à la belle étoile, errer littéralement... La hutte a trouvé sa place dans son parcours insolite et extrêmement... construit. A revoir (...).

   - Solide / éphémère ? Au binôme factuel, s'ajoute aussi un jugement de valeur : durable / précaire. En milieu naturel, autant qu'un milieu artificiel (très humanisé), la hutte tend à être considérée comme misérable (le logement de la pauvreté !) ou rigolote et ludique selon l'Occident contemporain, face aux vraies constructions en dur, faites pour durer, et résister que ce monde matérialiste promeut habituellement.

   - La hutte ressortit de la nécessité première.

   - Ainsi que les propos de Jean-Louis Albert le précise, elle ne s'édifie pas sans savoir-faire, plus ou moins élaboré...

 

   Facile ! : https://www.youtube.com/watch?v=qEUGOyjewD4

Publicité
Retour à l'accueil
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article