A La Corbinière des Landes, figures choisies, à peine sculptées, positionnées par Géo Brunel (le 11-03-2006). Troublantes.
Le jardin sauvage, avec les innombrables déclinaisons que son "auteur" peut proposer, s'inscrit indéniablement dans la quête de sens, de vrai, de beau - bouleversant/harmonique (soit de la poésie). Il donne à expérimenter, à vivre, enivrant de réponses et de questions.
Le jardinier doué de sensibilité et d'intelligence, travaillant (avec) la flore et sa palette infinie de formes, renchérie de vitalité au cours indéfini, chaque règne terrestre compagnon de fait, le sauvage comme sujet et... maître, avec sa violence intrinsèque, n'est-il pas de fait l'artiste des plus accomplis ?
Des bois de cerf - très symboliques voire totémiques pour certaines croyances teintées de paganisme et autres ésotérismes, dans une composition, au sein d'une exposition d'Evor (press.afiac).
"Focalise", Evor, 2007, peinture sur papier (pinterest.fr...forevor & 332210909988499247). Un moment : une tête de mort (humaine) ?
Les productions de l'artiste Evor, dont sa Jungle urbaine, récemment regardées à distance (virtuellement), confirme aisément l'idée, avec beaucoup d'autres, à la seule échelle officielle de la Bretagne.
Sur fond de projet transhumaniste en cours d'intensification, l'existence et la promotion de créations prosaïquement torturées où l'organique brut et/ou chimérique (hybridations variées, prothèses) est mis en scène dans des installations d'un cru décomplexé jusqu'à l'horreur (monstruosités, excrétions, blessures, mimes anthropophagiques - parfois participatifs !, etc.), traversées de références librement récupérées/interprétées de traditions plus ou moins ésotériques, de paganismes divers, témoignent d'une société en grande interrogation, habitée d'angoisses si ce n'est de folie - pathologique, société au sein de laquelle la confrontation du jardinier-concepteur "sauvageois" (sauvagien, sauvagiste, sauvageur...? salvateur !?) au végétal, au sol, au ciel, au milieu (astro-)terrestre et ses énergies définitives, aux limites (physiques, éthiques, civilisationnelles, spirituelles) de concert, paraît aussi cohérent que pertinent, non exhaustif (quoique...) et en ce qui me concerne, probablement suffisant, extrêmement motivant, tant le Tout, la présence et l'inconnu y président - notamment (êtres et non-être), au point que la moindre œuvre de talent sorti d'un atelier (non-territoriale) devienne part, portion du jardin sauvage... architecture en re-devenir compris.
L'architecte Henri Gaudin (1933-2021) pouvait dessiner des carcasses... ou se représenter dans une certaine transparence organique (darchitectures...henri-gaudin & henri-gaudin...institut).
"Du fond des âges", Gisèle Blot-Lacroix (1935-2023), "épreuve en bronze à patine nuancée, signée sur la terrasse numérotée 1/8 et cachet fondeur H. 57 cm L. 49 cm P. 34 cm" (drouot), sous la photographie d'un ensemble de dessins sur papier (drouot), et "Abstraction", 1995, "aquarelle monogrammée et datée en bas à droite 16,5 x 12 cm à vue" (tessier-sarrou...gisele-lacroix).
(Hommage parallèle ici à 2 artistes, et professeurs un temps, Henri Gaudin et Gisèle Blot-Lacroix, décédés il y a peu.)