Lambeaux du "plafond" de cheminée post-incendie et pompiers.
Voilà ce que la malfaçon d'origine (un moignon de conduit métallique ancré dans un insert et surmontant à peine un "plafond" de cheminée auquel succédait une plaque métallique ancienne à trappe) suivie de mon inertie attentiste (l'atermoiement du "comment prendre le mal prévisible") ont hier engendré.
Merci femmes et hommes d'action soucieux de la maîtrise définitive du dernier point chaud (60°C dangereux), merci mes voisins !
Breiz rêve va continuer sa lancée, le grand conduit à ce jour découvert (en partie), demain fonctionnel en sécurité ? Et ensuite ?
Ouvert ?
Le conduit partiellement réouvert, au lendemain du feu.
Nota du 18 octobre : Sous une pirouette finale qui se veut poursuite optimiste, l'aventure laisse des traces moins légères. Malgré un environnement matériel quasi-intact, un événement que l'on ne pourrait deviner en venant sur les lieux aujourd'hui (encore moins les camions de pompier, la troupe passée et repassée, les fumées noires...), le rapport au feu, à la catastrophe, à la démesure, à ce foyer aimé - de sauvagerie latente est là, prenant.
Nous étions présents lors du démarrage incendiaire... Qu'en aurait-il été absents ? Pendant le sommeil ?
Histoires de cheveux maternels brûlés, de ménagère au travail d'antan qui laissa sa vie reviennent en mémoire.
L'avaloir pour désigner cette grande gueule gravissant les parois jusqu'au ciel...
Rien d'anodin.
Cette conscience était là, elle s'arrime désormais, s'approfondit dans la gravité par le gouffre et l'immobilité obstinée de ce qui est là et demeure, avec un attachement paradoxal à l'âtre, à la majesté du foyer initial et sa simplicité.
L'odeur tenace de suie enveloppe le tout, bientôt le froid.